Grille AGGIR : Comprendre l'évaluation de la perte d'autonomie et son impact sur vos droits

Lorsqu’un proche vieillit et perd progressivement son autonomie, les familles se retrouvent souvent face à une multitude de questions : quelles aides peut-on obtenir ? Comment sont-elles attribuées ? À quel niveau de dépendance correspond la situation de mon parent ? La grille AGGIR est l’outil qui répond à toutes ces questions. Utilisée par les équipes médico-sociales sur l’ensemble du territoire français, elle permet d’évaluer objectivement le degré de perte d’autonomie d’une personne âgée et de déterminer ses droits, notamment l’accès à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Dans ce guide complet, vous trouverez tout ce qu’il faut savoir pour comprendre comment fonctionne la grille AGGIR, ce qu’elle évalue, ce que signifient les différents niveaux de GIR et quelles conséquences concrètes ce classement a sur la vie quotidienne de votre proche et de votre famille.

Qu'est-ce que la grille AGGIR ? Définition et rôle officiel

AGGIR signifie Grille Autonomie Gérontologique et Groupe Iso Ressources. Qu’est-ce que ça veut dire ? Il s’agit d’un outil administratif permettant de regrouper dans des catégories différentes des niveaux de dépendance similaires. La grille AGGIR permet donc d’objectiver le niveau de dépendance d’une personne.

L’objectif est donc d’uniformiser le calcul de l’aide que les personnes âgées peuvent percevoir de leur département. Le législateur réglemente ainsi la façon de mesurer le niveau de dépendance.

Cette loi N° 97-60 du 24 janvier 1997 permet à chacun, bénéficiaires, professionnels ou familles de mieux comprendre l’évaluation des assistantes sociales en charge et de saisir la façon dont elle est calculée. Cette méthode sera la même sur tout le territoire national et ne dépendra pas de critères subjectifs ou locaux.

Une grille créée pour évaluer l'autonomie des personnes âgées

Avant la grille AGGIR, l’évaluation de la perte d’autonomie variait selon les départements et les professionnels, rendant le système d’attribution des aides inégal et peu lisible pour les familles. La loi du 24 janvier 1997 y a mis fin en instaurant un outil commun, applicable à toute personne âgée de 60 ans et plus.

La grille AGGIR ne mesure pas l’état de santé en lui-même, mais ce que la personne est réellement capable de faire seule dans sa vie quotidienne. C’est l’autonomie fonctionnelle, et non le diagnostic médical, qui est au cœur de l’évaluation.

À quoi sert concrètement la grille AGGIR ?

Le département s’en sert pour déterminer le besoin d’aide d’une personne âgée.Mais aussi que chacun sera traité de façon équivalente quel que soit le territoire où il/elle habite.

Cette grille servira donc à :

  • Déterminer si l’APA peut ou pas être attribué
  • Orienter la personne bénéficiaire vers les bons services adaptés à sa capacité
  • Évaluer le niveau d’aide qu’elle a besoin et ce que la collectivité peut proposer comme aide

La famille pourra alors s’organiser en fonction de critères reconnus par des professionnels de la santé et appréciés par des travailleurs sociaux expérimentés sur une même base d’analyse de la situation.

Qui est concerné par cette évaluation AGGIR ?

L’évaluation par la grille AGGIR concerne toute personne âgée de 60 ans et plus présentant une perte d’autonomie, qu’elle vive à domicile ou en établissement (EHPAD, résidence autonomie, unité de soins longue durée).

Elle est principalement déclenchée dans deux situations :

  • Une demande d’APA : à domicile ou en établissement, le Conseil départemental mandate une équipe médico-sociale pour réaliser l’évaluation
  • Une admission en EHPAD : l’établissement utilise la grille pour déterminer le tarif dépendance applicable

Au-delà des bénéficiaires directs, plusieurs professionnels utilisent quotidiennement cet outil : assistants sociaux, infirmiers coordinateurs, médecins gériatres et responsables d’établissements médico-sociaux. Les familles et aidants sont également invités à participer à l’évaluation, notamment pour apporter des éléments de contexte sur la vie quotidienne de leur proche.

Les variables de la grille AGGIR : ce qui est évalué

Lorsque l’on parle de grille d’évaluation, mieux vaut comprendre comment sont utilisés tous les critères retenus. L’objectif est de pouvoir prendre en compte toutes les situations possibles. Le législateur a multiplié les critères à prendre en compte mais aussi il les a hiérarchisés et qualifiés.

On a donc ici des critères discriminants et des critères dits illustratifs. Mieux vaut les connaître pour se faire sa propre opinion.

Les activités "discriminantes" : le cœur de l'évaluation

Les 10 variables suivantes sont dites discriminantes car elles permettent de statuer sur des points essentiels de l’autonomie

  1. Alimentation : La personne peut-elle manger des aliments déjà préparés ? Arrive-t-elle à tenir ses couverts ? A porter les aliments à la bouche ? Et à les avaler en les mastiquant suffisamment ?
  2. Cohérence : Quelle est l’aptitude à communiquer ? Arrive-t-elle à faire une conversation ou à se comporter de façon sensée ?
  3. Communication à l’aide de moyens de communication : Peut-elle décrocher ou appeler au téléphone ou même déclencher une alarme ?
  4. Se déplacer chez soi ou à l’extérieur : Atteindre une pièce avec l’aide d’un déambulateur ou seul, franchir les limites du domicile et se confronter à l’incertitude de la rue ?
  5. Elimination des urinaires et fécales. La conscience du besoin, la capacité à se retenir et à gérer l’élimination.
  6. Habillage – Présentation : La conscience de l’importance de s’habiller, la capacité à le faire techniquement (enfiler des chaussettes ou des bas par exemple) – à se coordonner.
  7. Orientation : La capacité à se caler dans un environnement de temps (dans la journée par exemple) ou dans l’espace (retrouver son chemin par exemple)
  8. Toilette : Cet item prend en compte autant la conscience d’avoir à se laver que la capacité technique à le faire. Préparation – Lavage- Rinçage -Séchage
  9. Transferts : Le mot de transfert reprend la capacité à changer de position entre les états coucher, debout et assis. Les transferts sont distincts de la capacité de se déplacer d’un point à un autre. On peut très bien se lever, se coucher et s’asseoir mais ne pas pouvoir se déplacer chez soi ou à l’extérieur.

Les activités "illustratives" : des données complémentaires

Les 7 autres variables ne rentrent pas directement dans le calcul du GIR mais vont illustrer la capacité à avoir des activités domestiques et sociales. Elles permettront d’apprécier la capacité d’autonomie sur des critères plus sociaux, moins médicaux.

  1. Achats : Le ou la bénéficiaire peut il-elle faire ses achats seul(e) directement ou par correspondance ;
  2. Activités de temps libre : Y a-t-il un intérêt à effectuer une pratique d’activités sportives (Marche par exemple), culturelles, sociales ou de loisirs.
  3. Cuisine : Dans ce critère, on juge plus de la capacité de préparation, d’anticipation du repas et de gestion de l’après repas (débarrasser, laver, ranger)
  4. Gestion : La gestion de son budget, la capacité à prendre en compte ses rentrées et ses dépenses.
  5. Ménage : Pour l’entretien du foyer ou du linge on prend en compte la capacité à faire mais également la prise en compte du besoin
  6. Suivi du traitement : Respecter l’avis et les recommandations des professionnels de santé et de gérer les complexités (multiples prises de médicament ou de rendez-vous chez des praticiens)
  7. Transport : Ce critère prend en compte la capacité à prendre un moyen de transport ou en commander un autant que la capacité à conduire soit même un véhicule et de gérer la difficulté et les risques associés

Les activités "illustratives" : des données complémentaires

Les 7 autres variables ne rentrent pas directement dans le calcul du GIR mais vont illustrer la capacité à avoir des activités domestiques et sociales. Elles permettront d’apprécier la capacité d’autonomie sur des critères plus sociaux, moins médicaux.

  1. Achats : Le ou la bénéficiaire peut il-elle faire ses achats seul(e) directement ou par correspondance ;
  2. Activités de temps libre : Y a-t-il un intérêt à effectuer une pratique d’activités sportives (Marche par exemple), culturelles, sociales ou de loisirs.
  3. Cuisine : Dans ce critère, on juge plus de la capacité de préparation, d’anticipation du repas et de gestion de l’après repas (débarrasser, laver, ranger)
  4. Gestion : La gestion de son budget, la capacité à prendre en compte ses rentrées et ses dépenses.
  5. Ménage : Pour l’entretien du foyer ou du linge on prend en compte la capacité à faire mais également la prise en compte du besoin.
  6. Suivi du traitement : Respecter l’avis et les recommandations des professionnels de santé et de gérer les complexités (multiples prises de médicament ou de rendez-vous chez des praticiens)
  7. Transport : Ce critère prend en compte la capacité à prendre un moyen de transport ou en commander un autant que la capacité à conduire soit même un véhicule et de gérer la difficulté et les risques associés

Les trois modalités de cotation : A, B, C — comment ça fonctionne ?

Pour chacun des critères indiqués ci-dessus, le professionnel de santé ou le travailleur social va poser plusieurs questions pour faire exprimer le bénéficiaire sur la thématique à comprendre.

Il va noter à l’aide de 3 lettres A, B ou C :

  • A si la personne le fait seul et correctement tout le temps
  • B si la tâche est exécutée partiellement ou simplement parfois
  • C s’il ne fait simplement pas la tâche en question.

Par exemples :

Si le bénéficiaire ne ressent plus le besoin de faire le ménage et si l’aspect propre ou non de la maison, du linge ou du jardin n’évoque rien chez elle ; le Critère ménage sera noté C.

Si la personne ne distingue plus quel jour de la semaine il est mais est capable d’indiquer si on est dimanche ou en semaine ou si le fait qu’il ne soit plus aisé de déterminer la saison mais que la chaleur et la luminosité évoque qu’elle est plus en été qu’en hiver, le critère Orientation dans le temps sera indiqué B.

Les 6 niveaux de GIR : de la dépendance totale à l'autonomie préservée

Vous venez de recevoir l’indication du GIR. Voici comment on peut traduire ce que ça peut indiquer pour le bénéficiaire. Il ne s’agit pas d’un jugement mais d’un classement indicatif qui va permettre d’attribuer une aide en fonction des besoins.

GIR 1 et GIR 2 : Dépendance lourde

Les classements GIR 1 et GIR 2 annoncent un niveau de dépendance très élevé et donnent droit à des aides APA importantes en nombre d’heures.

Le GIR 1 regroupe les personnes âgées qui doivent rester alitées, dont les fonctions mentales sont également affaiblies. Les personnes classées en GIR 2 sont soit invalides avec des fonctions mentales partiellement altérées, soit au contraire avec des capacités mentales très détériorées mais conservant encore quelques possibilités de déplacement.

Ces deux niveaux nécessitent une présence forte de personnel diplômé et expérimenté pour permettre le maintien à domicile. C’est pourquoi le législateur a prévu que les agences intervenant auprès de ces bénéficiaires soient uniquement des agences prestataires, et non des agences mandataires. Seul le département peut accorder une dérogation exceptionnelle.

Si vous êtes amené(e) à choisir une agence, vérifiez dès le premier contact son statut. Une agence mandataire ne dispose pas des moyens de formation, d’encadrement et de contrôle qualité nécessaires pour accompagner une personne en situation de dépendance lourde. Vous risqueriez que vos allocations APA soient suspendues ou retirées.

Source : Code de l’action sociale et des familles, Article L232-6, modifié par la loi N°2015-1776 du 28 décembre 2015.

GIR 3 et GIR 4 : dépendance modérée à partielle

Les classements GIR 3 et GIR 4 ouvrent également droit aux aides de l’APA et représentent à eux seuls 70 % des dotations APA au niveau national.

Les aides accordées pour ces deux niveaux se concentrent généralement sur l’aide aux transferts, parfois à l’habillage, ainsi que sur la préparation des repas et l’entretien du logement et du linge.

Les personnes classées dans ces catégories se distinguent par une autonomie partielle, soit pour les actes corporels, soit pour les actes nécessitant cohérence et orientation dans l’espace ou le temps.

GIR 5 et GIR 6 : autonomie conservée

Les niveaux GIR 5 et GIR 6 n’ouvrent pas droit à l’APA mais peuvent donner accès à d’autres aides, notamment via l’action sociale des caisses de retraite comme la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse). La personne reste largement autonome dans les actes essentiels de la vie quotidienne.

On ne parle plus ici de dépendance à proprement parler, mais de prestations de confort visant à faciliter le quotidien et à prévenir une perte d’autonomie future.

Tableau récapitulatif des GIR et profils types

Niveau GIR Profil type Éligibilité APA Part des bénéficiaires APA
GIR 1 Perte totale d'autonomie physique et mentale, personne alitée nécessitant une présence continue ✅ Oui ~8%
GIR 2 Confinement au lit ou au fauteuil, fonctions mentales partiellement altérées ou troubles cognitifs sévères ✅ Oui ~22%
GIR 3 Autonomie mentale préservée, aide quotidienne nécessaire pour les actes corporels ✅ Oui ~16%
GIR 4 Aide ponctuelle pour la toilette et les transferts, autonomie mentale conservée ✅ Oui ~54%
GIR 5 Autonomie largement préservée, aide ponctuelle pour certaines tâches domestiques ❌ Non
GIR 6 Autonomie totale dans les actes de la vie quotidienne ❌ Non

Comment se déroule l'évaluation AGGIR ?

L’évaluation par la grille AGGIR peut sembler intimidante pour les familles qui y sont confrontées pour la première fois. Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un contrôle, mais d’un accompagnement personnalisé visant à identifier les besoins réels de votre proche et à lui ouvrir les droits auxquels il peut prétendre.

Qui réalise l'évaluation et dans quel cadre ?

L’évaluation est réalisée par une équipe médico-sociale mandatée par le Conseil départemental, généralement composée d’un médecin et d’un travailleur social. Elle intervient à la suite d’une demande d’APA déposée auprès du département.

En établissement (EHPAD), c’est l’équipe soignante interne qui procède à l’évaluation, dans le cadre de l’admission ou de la révision du tarif dépendance applicable au résident.

Dans tous les cas, la famille ou l’aidant principal peut être présent lors de l’évaluation, ce qui est fortement recommandé pour apporter des éléments concrets sur la vie quotidienne de la personne évaluée.

Les étapes de l'évaluation à domicile ou en établissement

Il y a donc 5 étapes pour cette évaluation AGGIR

  1. La demande — La démarche est initiée par le dépôt d’un dossier de demande d’APA auprès du Conseil départemental, par la personne elle-même, sa famille ou son représentant légal.
  2. La prise de contact — Le Conseil départemental accuse réception du dossier et fixe un rendez-vous pour la visite à domicile, généralement dans un délai de 30 jours.
  3. La visite à domicile — Un professionnel de l’équipe médico-sociale se rend au domicile de la personne. Il observe et échange directement avec elle sur sa capacité à réaliser les actes du quotidien : se lever, se laver, s’habiller, se déplacer, s’orienter dans le temps et l’espace, etc.
  4. La cotation — À partir des observations recueillies, chaque variable de la grille est cotée A, B ou C selon le degré d’autonomie constaté.
  5. La notification du GIR — Le score obtenu détermine automatiquement le niveau de GIR. La décision est ensuite notifiée par courrier au bénéficiaire, avec le détail du plan d’aide proposé et les montants associés.

Le niveau de prise en charge des coûts d’aide à domicile

L’aide APA sera calculée en multipliant le nombre d’heures mensuel d’aide avec un niveau de prise en charge.

Ce niveau de prise en charge repose :

  • d’une part sur une base horaire maximale de 25 € par heure (tarif APA 2026, actualisé chaque année)
  • d’autre part sur l’analyse des revenus du futur bénéficiaire

À titre d’information, les aides financières maximales sont accordées aux bénéficiaires dont le revenu est inférieur à 934 € par mois. Au-dessus de 3 440 € par mois de revenus environ, l’aide APA sera minimale, soit quelques euros par heure.

Il est important de noter que l’APA constitue une prise en charge partielle. Même en cas d’obtention d’une aide à 100 % du plafond, les services d’aide à domicile peuvent pratiquer un tarif incluant un reste à charge horaire pour les bénéficiaires.

Participation du bénéficiaire de l’APA à domicile en 2026
Revenus mensuelsPrise en charge par le département
Jusqu’à 933,89 €Prise en charge à hauteur de 25€/ heure du plan d’aide
Entre 933,89 € et 3 439,31 €Par prise en charge varie de 2,5€ à 25€ / heure du plan d’aide
Au-delà de 3 439,31 €Prise en charge de 2,5€ / heure du plan d’aide

Grille AGGIR et APA : quelles conséquences concrètes pour les droits ?

Le classement GIR déterminera directement si vous pouvez bénéficier de l’APA et à quelle hauteur. Mais ce classement peut évoluer, notamment en cas de dégradation de l’état du bénéficiaire.

Dans ce cas, il est conseillé d’écrire au travailleur social qui suit le dossier en incluant un courrier du médecin décrivant l’aggravation de l’état.

Questions fréquentes sur la grille AGGIR (FAQ)

Peut-on contester son classement GIR ?

Oui : on peut faire un recours.
Un recours gracieux auprès du département. Généralement en quelques semaines vous avez une réponse circonstanciée. La Mairie de paris a une équipe de médecins experts qui interviennent dans ces cas.
Il est possible de faire recours contentieux mais il faut le faire dans les 2 mois qui suivent la notification de l’APA.

La grille est identique en Ehpad que pour l’aide à domicile. Cependant le contexte d’évaluation diffère car tout se passe à l’Ehpad. Le calcul du tarif dépendance est toutefois différent de celui de l’aide à domicile.
L’APA est révisée à Paris tous les 5 ans mais l’évolution de l’état de santé du bénéficiaire ou l’évolution de ses revenus peuvent donner lieu à révision rapide. Il est conseillé de constituer un dossier et de le transmettre au travailleur social qui s’occupe de la personne âgée.
L’ AGGIR est un outil administratif français qui permet de calculer l’Aide Personnalisée à l’Autonomie APA. Le SMAF (Système de Mesure de l’Autonomie Fonctionnelle) et RAI (Resident Assessement instrument) sont des outils cliniques plus détaillés utilisés en établissement de santé en France ou à l’international.
Oui, les GIR 1 et GIR 2 ne peuvent donner lieu à l’aide APA si les agences d’Aide à domicile n’ont pas le statut Prestataire. Les agences Mandataires en sont exclues.
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